.:: GP de Hongrie 2010 ::. 
- Le circuit :
A 19 km au nord de Budapest, le Hungaroring a Ă©tĂ© de 1986 Ă 89 une anomalie capitaliste derriĂšre le "rideau de fer" communiste. Un tourniquet sans intĂ©rĂȘt, si ce n'est celui d'offrir une vue imprenable sur la quasi-totalitĂ© du tracĂ©.
En 2003, le morceau de ligne droite fut rallongé de 250 m pour garnir de dépassements la traditionnelle procession dominicale. Une réussite.
La saleté est la premiÚre particularité du Hungaroring, qui souffre de l'absence de tradition automobile. 30 km/h seulement plus rapide que Monaco, il fait donc la part belle aux qualités de motricité, d'appui aérodynamique des voitures mais aussi de vivacité dans ses chicanes rapides.
Les enchaßnements soutenus et la chaleur en font un test physique imparable. Attention à la fiabilité moteur. Concernant les pneumatiques, les paraboliques aux premier et dernier virages entraßnent une usure excessive à l'avant gauche.
Particularité : c'est l'épreuve d'adoption des Finlandais, qui s'y massent en raison de sa proximité. L'autre pilote à "domicile" est bien évidemment Robert Kubica, là encore pour des raisons géographiques.

Record du tour : 1:19.071 - M Schumacher (2004)
- Données techniques :

- L'Ćil du pilote avec Robert Kubica :
Avant de devenir un pilote de F1, jâavais lâimpression que le Hungaroring Ă©tait un endroit que personne nâaimait vraiment, mais la premiĂšre fois que jây ai pilotĂ© en F1, je me suis vraiment amusĂ©. Il y a toujours beaucoup de fans polonais Ă Budapest car le pays nâest pas loin, câest donc une sorte de Grand Prix Ă domicile pour moi.
Câest un circuit assez dĂ©licat pour la mise au point des voitures, car il nĂ©cessite de lâadhĂ©rence Ă lâavant pour les longs virages, mais dâun autre cĂŽtĂ©, vous avez aussi besoin de stabilitĂ© Ă lâarriĂšre. Il est Ă©galement difficile de rĂ©gler les monoplaces parce quâil y a beaucoup de bosses, et parce que le tracĂ© prĂ©sente un grand nombre de virages diffĂ©rents. Il faut donc se concentrer sur toutes les zones des rĂ©glages et de lâĂ©quilibre.
Les longs virages et la tempĂ©rature gĂ©nĂ©ralement Ă©levĂ©e rendent la piste exigeante envers les pneumatiques. Sâil fait vraiment chaud, leur performance peut vraiment se dĂ©grader rapidement. Parce quâil y a tellement de virages, les gommes sont exploitĂ©es Ă la limite. Vous pouvez rĂ©gler la voiture de maniĂšre Ă sousvirer un peu et soulager lâarriĂšre, mais si cette tendance est trop prononcĂ©e dans les virages 8, 9, 13 et 14, vous perdez tellement de temps que câest contre-productif.
Pendant la plupart du tour, vous enchaĂźnez les virages. Vous touchez les freins du virage 4 au virage 11, mais sans jamais y mettre Ă©normĂ©ment de pression. Le Hungaroring est exigeant physiquement en mentalement parce quâil y a Ă©normĂ©ment de virages et quâil ne comporte quâune ligne droite, assez courte, qui ne permet pas de refaire le plein dâĂ©nergie. Il faut ĂȘtre concentrĂ© en permanence. Câest la raison pour laquelle câest un circuit difficile Ă aborder parfaitement pour les pilotes comme pour les ingĂ©nieurs.
Il est difficile de dĂ©passer Ă Budapest. Le virages sont assez complexes du n°4 au n°11 et il nây a pas une ligne droite de plus de 100 ou 200 mĂštres dans ce secteur. La seule chance de dĂ©passer, câest le premier virage, mais cela reste difficile mĂȘme Ă cet endroit. Le problĂšme, câest que le virage 14 est trĂšs long et que, si vous suivez quelquâun de prĂšs, vous perdez beaucoup dâappui Ă lâavant et vous ĂȘtes lent Ă la corde. Il est donc difficile de suivre une voiture de prĂšs et de lâattaquer au premier virage.
Le virage 14 est le plus important parce que vous pouvez y gagner ou y perdre beaucoup de temps. Câest un long virage que vous pouvez aborder de plusieurs maniĂšres diffĂ©rentes en ce qui concerne la vitesse Ă la corde et les trajectoires. Il faut y emmener autant de vitesse que possible, mais il faut se souvenir quâil faut remettre les gaz trĂšs tĂŽt parce quâil dĂ©bouche sur la ligne droite principale et sur le premier virage. Les trajectoires en entrĂ©e sont multiples et le point de corde Ă©volue en fonction de lâĂ©quilibre de la voiture. Cela peut aussi varier en course selon la dĂ©gradation des pneumatiques. - En 2009 :
Renault ne saura jamais si sa tactique agressive des qualifications, alliĂ©e aux progrĂšs notables de la R29 Ă ce moment de la saison, aurait pu permettre Ă Fernando Alonso de briguer un podium en Hongrie. LâEspagnol a Ă©tĂ© trahi par deux fois : par un Ă©crou de roue puis par sa pompe Ă essence. Leader Ă©phĂ©mĂšre du Grand-Prix de Hongrie, lâEspagnol fut lâun des trois seuls pilotes Ă avoir abandonnĂ© Ă Budapest.
14Ăš sur la grille de dĂ©part, Nelson Piquet nâa pas su profiter des malheurs dâAlonso et de Vettel ni du nouveau package de la R29 quâil attendait fiĂ©vreusement. Le BrĂ©silien a effectuĂ© une course anonyme qui fut sa derniĂšre.

Course :


- Présentation du GP 2010 :
Robert, vous avez terminĂ© septiĂšme en Allemagne, devant les deux Mercedes. Ătes-vous satisfait de ce rĂ©sultat ?
Je pense que nous avons exploitĂ© notre voiture Ă la limite de son potentiel en Allemagne, oĂč nous avons gagnĂ© le âchampionnat Bâ. Cela dit, nous savons quâun gros Ă©cart de performance nous sĂ©pare des Ă©quipes les plus rapides en ce moment. Nous savons aussi que les Ă©quipes situĂ©es derriĂšre nous se montrent de plus en plus menaçantes. Cela signifie que nous devons gĂ©rer parfaitement le week-end de course pour nous qualifier dans le top 10, puis pour terminer dans les points.
Le Hungaroring conviendra-t-il mieux aux qualités de la R30 ?
Je pense effectivement que ce circuit sera plus adaptĂ© aux caractĂ©ristiques de notre voiture et jâespĂšre que nous pourrons ĂȘtre plus proches des avants-postes quâen Allemagne. Mais honnĂȘtement, je ne pense pas quâil soit possible de rééditer notre rĂ©sultat de Monaco.
Quels sont les défis du Hungaroring pour une monoplace de F1 ?
Câest un circuit assez dĂ©licat pour la mise au point des voitures, car il nĂ©cessite de lâadhĂ©rence Ă lâavant pour les longs virages, mais dâun autre cĂŽtĂ©, vous avez aussi besoin de stabilitĂ© Ă lâarriĂšre. Il est Ă©galement difficile de rĂ©gler les monoplaces parce quâil y a beaucoup de bosses, et parce que le tracĂ© prĂ©sente un grand nombre de virages diffĂ©rents. Il faut donc se concentrer sur toute la plage des rĂ©glages et de lâĂ©quilibre. Physiquement et mentalement, le circuit est trĂšs exigeant parce quâil comporte beaucoup de virages et parce que la ligne droite est assez courte. Vous nâavez quasiment aucun moment pour reprendre votre souffle, il faut ĂȘtre concentrĂ© en permanence.
Budapest est le Grand Prix le plus proche de la Pologne, gĂ©ographiquement. Est-ce quâil sâagit dâun rendez-vous spĂ©cial ?
Jâai vraiment hĂąte dâĂȘtre Ă Budapest car il y a gĂ©nĂ©ralement beaucoup de fans polonais. Câest un peu un Grand Prix Ă domicile pour eux et pour moi. Je mâattends Ă ce que beaucoup de supporters viennent me voir, Ă ce que lâatmosphĂšre soit bonne ; jâespĂšre donc pouvoir rĂ©aliser de bonnes performances pour eux.
Vitaly, vous avez marquĂ© votre premier point sur le sec le week-end dernier. Ătes-vous satisfait de votre performance ?
Oui, bien sĂ»r, je suis content dâavoir marquĂ© de nouveau et dâavoir connu une course solide. Celle-ci a Ă©tĂ© plutĂŽt intĂ©ressante pour moi. Jâai pu me battre avec les monoplaces autour de moi et la voiture Ă©tait plaisante Ă conduire. Jâai attaquĂ© aux bons moments et cela mâa permis de gagner deux positions lors de lâarrĂȘt au stand. Ensuite, jâĂ©tais derriĂšre les Mercedes mais il Ă©tait impossible de les dĂ©passer.
La prochaine course se déroule sur le Hungaroring : un tracé que vous appréciez ?
Câest un circuit que je connais bien et que jâai frĂ©quentĂ© en GP2 series. Cela dit, je lâaborderai pour la premiĂšre fois au volant dâune F1 et il y a donc beaucoup de choses Ă apprendre. Jâaime le tracĂ©. La piste est souvent sale et il faut y trouver un bon rythme. Il faut Ă©galement connaĂźtre le secret pour sây montrer compĂ©titif.
Quel serait un objectif réaliste pour le week-end ?
Je dois amĂ©liorer ma prestation en qualifications afin dâĂȘtre certain de pouvoir prendre le dĂ©part de la course depuis une bonne position. Si jây parviens, je pense que nous pourrons ĂȘtre compĂ©titifs en course parce quâen Allemagne, le rythme de la voiture Ă©tait bon. Robert a montrĂ© ce dont la voiture est capable en qualifications, je sais donc oĂč je dois faire mieux. Je vais travailler dur pour mettre ensemble toutes les piĂšces du puzzle au long du week-end. Mon objectif est de terminer dans le top 10 samedi, puis de marquer des points dimanche.
Rob White, la saison 2010 entre dans sa deuxiÚme moitié. Quel bilan dressez-vous en ce qui concerne les moteurs de F1 Renault ?
Nous ne sommes pas entiĂšrement satisfaits, mais nous pouvons ĂȘtres fiers de ce qui a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©. Les monoplaces motorisĂ©es par Renault ont dĂ©crochĂ© 10 pole positions en 11 courses. Elles ont rĂ©alisĂ© 6 meilleurs tours, sont montĂ©es 12 fois sur le podium et se sont emparĂ© de la victoire cinq fois. De plus, Ă Monaco, nous avons rĂ©alisĂ© un triplĂ© pour la premiĂšre fois depuis 1997. Câest une belle rĂ©compense pour lâĂ©quipe de Viry, qui travaille constamment en coulisses pour parvenir Ă trouver performance et fiabilitĂ©.
Notre engagement est de fournir des moteurs identiques et ces rĂ©sultats illustrent notre philosophie. Bien sĂ»r, notre relation avec Enstone est Ă©troite pour des raisons historiques, mais nous fournissons exactement la mĂȘme spĂ©cification de V8 et le mĂȘme support Ă nos deux partenaires, le Renault F1 Team et Red Bull Racing.
La rumeur veut que les moteurs Renault souffrent dâun manque de puissance par rapport Ă leurs rivaux. Quelle est votre opinion sur ce point ?
Je pense que la puissance maximale du moteur Renault dans la plage dâutilisation ânormaleâ nâest pas aussi Ă©levĂ©e que celle de certains de ses rivaux. Lâanalyse du rapport de forces entre les Ă©quipes nous conduit Ă cette conclusion mais il est impossible de donner des chiffres prĂ©cis en termes de puissance, Ă moins de mesurer tous les blocs au banc.
Les raisons de ce dĂ©ficit en performance rĂ©sultent des dĂ©veloppements moteur qui ont Ă©tĂ© entrepris durant les diffĂ©rents cycles dâhomologation. Les changements apportĂ©s au moteur ont Ă©tĂ© restreints par le rĂšglement sportif depuis 2007, mais la maniĂšre dâutiliser un moteur de F1 a beaucoup changĂ© depuis. Par exemple, le rĂ©gime maximal a Ă©tĂ© abaissĂ© Ă deux reprises, la durĂ©e du vie du moteur a Ă©tĂ© doublĂ©e, KERS a Ă©tĂ© installĂ© puis ĂŽtĂ©, les ravitaillements ont disparu. Ces modifications ont Ă©tĂ© gĂ©rĂ©es grĂące Ă des modifications de faible envergure. Les motoristes ont agi selon les rĂšgles pour dĂ©velopper les V8 et, en partant du principe que les moteurs sont diffĂ©rents, tout comme les contraintes des Ă©quipes dâingĂ©nieurs, le rĂ©sultat aprĂšs ces sĂ©ries de modifications est comprĂ©hensible.
Bien sĂ»r, dâautres critĂšres que la puissance contribuent Ă la performance des monoplaces. La souplesse, les contraintes thermiques, le poids et la rigiditĂ© sont des paramĂštres significatifs. Cependant, la puissance reste le facteur primordial. Renault sâest engagĂ© Ă fournir des moteurs compĂ©titifs et nous pensons que cela est possible dans le cadre des rĂšglements stricts actuellement en vigueur. Mais nous ne pouvons pas ĂȘtre satisfaits, tant que la puissance de notre V8 reste infĂ©rieure aux meilleurs.
Au dĂ©but de la saison, lâaccent Ă©tait mis sur la diffĂ©rence de consommation entre les diffĂ©rents moteurs, qui allait pouvoir jouer un rĂŽle avec lâinterdiction de ravitailler. Ce paramĂštre a-t-il jouĂ© un rĂŽle ?
Pas de maniĂšre significative. La consommation de carburant est une caractĂ©ristique de performance importante, juste derriĂšre la puissance, et le poids quâembarquent les voitures est fonction de cette consommation. Avec la fin des ravitaillements, cela est encore plus important pendant la course quâen 2009, mais lâopposĂ© est applicable en qualifications : lâannĂ©e derniĂšre, il fallait se qualifier avec le niveau dâessence nĂ©cessaire pour boucler le premier relais, il y avait donc la possibilitĂ© de convertir une Ă©conomie de carburant en avantage au chrono. Lâeffet est bien compris et tous les compĂ©titeurs ont travaillĂ© pour optimiser le rendement dans ce domaine. A part dans le cas dâerreurs dâexploitation, il serait erronĂ© de dire que les diffĂ©rences de consommation ont eu un rĂŽle dĂ©cisif en 2010.
En dĂ©but de saison, on a beaucoup parlĂ© de demandes de modifications moteur qui auraient Ă©tĂ© effectuĂ©es par dâautres constructeurs. Pourriez-vous expliquer le processus rĂ©glementaire ?
Les rĂšgles, en ce qui concerne les changements opĂ©rĂ©s Ă la spĂ©cification dâun moteur homologuĂ©, sont trĂšs simples. Aucune modification nâest permise sur un moteur homologuĂ© sans lâaccord prĂ©alable de la FIA. Câest la raison pour laquelle on parle de âgelâ technologique.
Cependant, cette situation ne veut pas dire que la spĂ©cification des moteurs soit totalement statique. Les V8 de F1 sont des mĂ©caniques extrĂȘmement sophistiquĂ©es, qui opĂšrent Ă la limite de leur enveloppe de performance et de fiabilitĂ©. Lâinstallation du moteur et son utilisation Ă©voluent dâune annĂ©e sur lâautre, les cycles de vie deviennent plus sĂ©vĂšres puisque la durĂ©e du moteur sâallonge alors que les performances sâamĂ©liorent. Chaque motoriste a des raisons lĂ©gitimes de demander des modifications, quâelles concernent la fiabilitĂ© ou des problĂšmes de qualitĂ©, voire la gestion dâun changement dans la chaĂźne dâapprovisionnement. Les demandes prennent la forme dâune explication prĂ©cise de la raison pour laquelle le changement est souhaitĂ©, plus une description de la modification (incluant des dessins de toutes les piĂšces modifiĂ©es), ainsi quâune estimation des effets escomptĂ©s.
DâaprĂšs notre expĂ©rience, la FIA examine en profondeur chaque demande et, avant de donner son feu vert, en accord avec le rĂšglement sportif, elle consulte les autres motoristes. Câest un systĂšme qui fonctionne bien pour gĂ©rer dans modifications qui, dans lâenvironnement complexe que constituent les moteurs, restent modestes en termes de quantitĂ© et dâenvergure.
Avec des V8 homologués, quels sont les défis à relever pour les motoristes ?
Chez Renault, notre objectif est de fournir et dâexploiter des moteurs capables de gagner des courses et des championnats. Câest un challenge formidable, quelles que soient les contraintes de dĂ©veloppement, et les rĂšgles portant sur lâhomologation ne sont quâune contrainte supplĂ©mentaire. Pour atteindre nos objectifs, il nous faut travailler en Ă©troite collaboration avec nos collĂšgues du chĂąssis afin de maximiser la performance des monoplaces motorisĂ©es par Renault.
Lâinstallation du moteur dans le chĂąssis, ainsi que les conditions dâexploitation du V8 dans la voiture nous permettent de maximiser la performance gĂ©nĂ©rale de la voiture.
Notre but est de parvenir au zĂ©ro dĂ©faut, mais pas Ă nâimporte quel prix. Notre dĂ©fi est de gĂ©rer performance et fiabilitĂ© ensemble. La moindre panne ou problĂšme de fiabilitĂ© a un impact immĂ©diat sur la performance, nous essayons donc de nos prĂ©parer rigoureusement Ă Ă©viter les incidents. Notre but est de rĂ©agir rapidement si nous connaissons un problĂšme en dĂ©pit de notre prĂ©paration mĂ©thodique.
Enfin, nous avons pour mission dâextraire le maximum de performance de nos moteurs sur la piste. Une fois encore, cela repose sur le travail effectuĂ© en amont Ă lâusine, qui permet Ă nos ingĂ©nieurs de disposer de lâinformation nĂ©cessaire Ă lâexploitation des moteurs Ă leur plein potentiel.
Cette saison, le calendrier sâest Ă©tendu Ă 19 courses alors que lâallocation de 8 moteurs par pilote est restĂ©e inchangĂ©e. Comment avez-vous gĂ©rĂ© ce changement ?
LâarithmĂ©tique montre quâen moyenne, chaque moteur doit boucler un kilomĂ©trage supĂ©rieur dâenviron 12% par rapport Ă 2009 (19 Grands Prix contre 17). Elle montre aussi quâau moins trois moteurs doivent effecteur trois courses, au lieu dâau moins un lâannĂ©e derniĂšre. Dâautres changements sont intervenus, comme lâinterdiction de ravitailler et la performance accrue des voitures 2010. Cela nous a conduits Ă revoir nos procĂ©dures de validation. Nos essais au banc, ainsi que lâutilisation des moteurs en piste pendant les essais privĂ©s en dĂ©but de saison et le vendredi en week-end de course, ont Ă©tĂ© conçus pour valider notre moteur selon la durĂ©e de vie accrue et les conditions plus sĂ©vĂšres de cette annĂ©e.
Renault fournit des moteurs Ă Red Bull depuis 2007 et la rumeur parlent dâautres clients possibles pour 2011. OĂč en ĂȘtes-vous sur ce point ?
Notre relation avec Red Bull est excellente et nous espĂ©rons pouvoir compter sur elle dans le futur. Nous avons la capacitĂ© de fournir dâautres Ă©quipes Ă court terme et nous aurions Ă cĆur de le faire si câĂ©tait positif pour Renault, ainsi que pour le sport dans son ensemble. Nous serions Ă©galement fiers de conserver notre politique dâĂ©quitĂ© totale pour toutes les voitures motorisĂ©es par Renault. Il y a eu des rumeurs dans la presse et certaines Ă©quipes ont Ă©tĂ© mentionnĂ©es, mais il nây a pas dâannonce imminente.
Un changement majeur attend les motoristes Ă lâhorizon 2013. Que pouvez-vous nous dire de la possible motorisation F1 pour cette date ?
Renault est en faveur dâune F1 qui prenne en compte la responsabilitĂ© environnementale, le spectacle, la passerelle technique avec la sĂ©rie et le contrĂŽle des coĂ»ts. Nous sommes heureux de participer aux discussions initiĂ©es par la FIA afin de faire des recommandations sur nouvelle motorisation possible de la F1. Au sein de Renault, nous avons Ă©changĂ© avec nos collĂšgues de la sĂ©rie et pensons quâun bloc de moindre capacitĂ©, Ă injection directe, turbocompressĂ©, muni de systĂšmes de rĂ©cupĂ©ration dâĂ©nergie avancĂ©s et de propulsion Ă©lectrique, nous permettrait de remplir ces objectifs. DâaprĂšs les discussions que nous avons eues jusquâĂ prĂ©sent, une telle configuration pourrait convenir Ă tous les acteurs du sport.
- Les horaires :
Vendredi 30 juillet
Essais L1 : 10h Ă 11h30
Essais L2 : 14h Ă 15h30
Samedi 31 juillet
Essais L3 : 11h Ă 12h
Qualification : 14h
Dimanche 1er août
Course : départ à 14h
- La météo :

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